L'époque médiévale de Bagà En 1233, le baron de Pinós a choisi cet endroit pour en faire la capitale de sa seigneurie. On y respire encore l'époque médiévale. La place Porxada, où a lieu la Fête du Riz et où est représentée la légende du Rescat de les Cent Donzelles (sauvetage des cent damoiselles), est surplombée par une statue de Galceran de Pinós, œuvre du sculpteur local Josep Companyó. Des ruelles étroites grimpent par l'ancienne prison en direction du Palau, bâtiment restauré qui abrite le Centre Médiéval et des Cathares. À Bagà, se trouve le siège principal du Parc Naturel du Cadí-Moixeró, il est le parc le plus vaste de tout le pays. Il mérite une visite en raison des expositions qui y ont lieu périodiquement et des informations que l'on peut y trouver sur la flore et la faune du territoire. À Noël, Bagà fête la Fia-Faia*, avec des torches allumées. Il s'agit d'une fête, dont l'origine est incertaine mais sûrement très ancienne, qui est célébrée aussi à Sant Julià de Cerdanyola. De la gastronomie baganaise, il faut souligner les truites de rivière. Des milliers de ces truites sortent de la pisciculture de Bagà pour le repeuplement des rivières catalanes. Il se trouve que les eaux non polluées du Bastareny sont idéales.
Centre Médiéval et des Cathares à Bagà Centre historique de Bagà Centre d'interprétation du Parc Naturel Cadí-Moixeró Sanctuaire de Paller Sant Llorenç prop Bagà (Guardiola de Berguedà) Hameau de Gréixer (église de Sant Andreu) Village et église de Pedra Église de Sant Serni de Coborriu, près de Bellver Église de Santa Maria de Talló, près de Bellver
Bagà est traversé par les sentiers GR 107, GR 150 et le GR4.2, qui mènent au Sanctuaire de Paller (au nord) et à Guardiola (au sud). Il faut faire attention et suivre les panneaux de signalisation. Au Coll del Pendís, le GR 107 traverse à nouveau le GR 150-1 qui suit la crête du col. Le GR 107-3 est la variante qui, depuis le refuge appelé Cortals de l'Ingla, descend en direction de Bellver de Cerdanya en passant par le village de Pedra. Cette variante est plus longue (plus d'une heure en plus) mais suit le sentier, alors que le GR 107 suit la piste de l'Ingla. Les chevaux et les VTT doivent suivre la piste.
Bellver de Cerdanya, bourg médiéval entouré de collines Fondé en 1225, Bellver se trouvait au centre d'un carrefour de communications : le grand chemin qui suivait le cours du Segre et la Via Bergistana, qui venait du col de Pendís. De cette époque, il reste une partie des murailles qui entourent le vieux quartier actuel où l'on remarque la place Major, le bâtiment de la Mairie et celui des Douanes. À la fin du XIIe, Bellver a fait l'objet de pillages par le comte de Foix et le vicomte de Castellbó. Au XIIIe siècle, ce sont les Cathares qui s'y sont réfugiés. Aux XVIe et XVIIe siècles, le bourg a été témoin des luttes entre nyerros et cadells*, et, aux XVIIe et XVIIIe, il a été occupé par les Français. Le 27 avril 1937, un groupe de la CNT-FAI essaya d'y entrer, mais ils échouèrent. À Bellver, ont lieu le salon des Antiquaires, de Sant Llorenç (artisanat), la Ramadera (marché aux bestiaux) et la rencontre Sport Pyrénées. On peut visiter le jardin botanique, les expositions de Ca les Monges, le parc de Monterròs et les Basses de Gallissà. Vous y trouverez aussi des guides locaux pour les visites organisées. En plus du Camí dels Bons Homes (Chemin des Bonshommes), les parcours importants sont la Ruta dels Segadors et le Camí de Sant Jaume (Chemin de Saint-Jacques).
Passé Pedra, le GR 107-4 rejoint le GR 150. À la Creu de Talló, le GR 150 (début du circuit la Ruta dels Segadors) tourne à gauche. Il faut faire attention parce que le tronçon de Bellver à Prullans traverse plusieurs fois la N-260. Ce tronçon ne finit pas là. L'étape est très longue, il est donc conseillé de la fractionner. À Jan de la Llosa, il n'y a pas de refuge ; on peut toutefois demander aux particuliers de camper dans leurs prés et d'y louer des tentes. À Portella Blanca, il n'y a pas d'eau potable, et il se peut qu'il neige de novembre à mai. Il convient de se renseigner sur l'état du tronçon et d'être parés à toute éventualité. Dans la vallée de la Llosa, le GR 107 coupe le GR 11 et le GR 7. Attention à ne pas vous écarter de votre chemin.
La dernière cime de la terre des Cathares Montségur, située dans le département de l'Aude, est constituée de maisons en pierre donnant sur des rues étroites au pied du château. Cette commune a été le scénario de l'un des derniers épisodes de la lutte contre les Cathares. Vers la moitié du XIIIe siècle, Montségur a été le refuge de l'Église cathare. En mai 1243, le château commence à être assiégé. Les troupes françaises arrivent à Montségur et cernent toute la montagne pour éviter les entrées et sorties de vivres, d'eau et des gens. Quelques mois plus tard, en mars 1244, la situation des assiégés est tellement insupportable que la reddition est décidée. Le 16 mars, le château commence à être évacué, d'abord les femmes et les enfants, ensuite les purs, et finalement les cavaliers et les soldats. Quant aux croyants qui ne voulaient pas abjurer leur foi furent envoyés au bûcher, au pied de la montagne, dans un pré connu comme le pré des brûlés. Mais Montségur, à mi-chemin entre histoire et légende, est toujours aujourd'hui plus qu'un simple château. Le château actuel, construit aux alentours de l'an 1300 par les vainqueurs, représente le signe qui guide le pèlerin vers l'endroit de la religion perdue, vers la cime qui donne son sens à la recherche en terre cathare.
Gorges de la Frau Château de Montségur
Il n'y a rien pour acheter de la nourriture.
Le cheval de Mérens ou «prince noir» Le cheval de Mérens, le «prince noir», est un symbole de l'Ariège. Vers les années soixante du siècle dernier, il fut sur le point de disparaître, mais aujourd'hui il connaît un moment d'essor. Alors que le nombre de têtes de bétail appartenant à d'autres espèces d'élevage a progressivement diminué dans l'Ariège, le cheval de Mérens est présent dans le monde entier. Un propriétaire illustre est le premier ministre anglais Tony Blair. En Catalogne, il existe une société qui se consacre à l'élevage de cette race : l'Association catalane de chevaux de race ariégeoise. Le cheval de Mérens est un poney noble, bon, tranquille, timide, courageux, docile et résistant aux rigueurs du climat et du relief. Bon collaborateur autrefois des paysans, des vendeurs ambulants et des contrebandiers, de nos jours c'est un cheval idéal pour les circuits de montagne présentant un certain niveau de difficulté. Grimpeur, il se déplace d'un pas assuré sur les terrains glissants, enneigés ou glacés. Il a également sa place dans les écoles d'équitation et on s'en sert pour l'hydrothérapie. Le Centre National du Cheval de Mérens, consacré à sa reproduction et à sa promotion, à ouvert ses portes à la Bastide-de-Sérou. À Bouvan, un concours national lui est consacré au mois d'août.
Église de Merenç-de-las-Vals Maison des Loups. Musée consacré aux loups. Parc Naturel d'Orlú
L'œuvre du Miracle Le sanctuaire du Miracle, lieu où la Vierge est apparut à des bergers, en 1458, se trouve sur la commune de Riner. C'est un centre de dévotion constitué par l'église, le monastère bénédictin, la Casa d'Espiritualitat (Maison de la spiritualité) et divers lieux d'accueil. Dès le début du XXe siècle, le Miracle est un prieuré de l'abbaye de Montserrat, où vit une petite communauté de moines bénédictins. Au cœur d'une nature paisible et solitaire, c'est un endroit idéal pour le repos et la méditation. Dans l'église, on peut admirer l'imposant retable baroque du XVIIIe siècle, construit par Carles Morató et doré par Antoni Bordons, considéré comme l'un des plus beaux de Catalogne. Soulignons que l'église est une œuvre inachevée, c'est pourquoi, dans ces contrées, quand une chose traîne en longueur, on dit qu' «elle durera plus que l'œuvre du Miracle.»
Ce tronçon, allant du sanctuaire du Miracle à Solsona, ne présente pas de difficulté particulière, il est très plat et suit le même parcours que le GR 7. N'oubliez pas d'emporter de l'eau. Sur la place du sanctuaire du Miracle, il y a une fontaine d'eau potable.
Le talc, principale industrie d'extraction de l'Ariège La plupart des mines et carrières de la région ayant été fermées, le talc de Luzenac, qui est extrait à ciel ouvert dans le massif de Tabe, à 1800 mètres d'altitude, constitue la principale richesse minière de l'Ariège. Cette exploitation a été mise sur pied vers la moitié du XIXe siècle et on calcule que les réserves ne s'épuiseront pas d'ici cent ans. Actuellement, on en retire plus de 430.000 tonnes par an. La matière première est extraite de mai à octobre puis transportée à l'usine de broyage et de traitement de Luzenac, légèrement un peu plus haut qu'Aix-les-Thermes. Trois cent ouvriers permanents travaillent actuellement dans cette usine et, sur les mois d'extraction, il y a en plus, plus d'une centaine de travailleurs temporaires. Les 18 variétés de talc sont employées dans la composition de produits aussi divers que la papeterie, la peinture, les plastiques, les cosmétiques ou l'agro-alimentaire. Le groupe Talc de Luzenac est le premier producteur mondial de ce minéral, avec des filiales en Europe, en Amérique et en Australie.
Bassin des Ladres. Thermes de Ladres. Aix-les-Thermes Château de Montaillou
À Orgeix, il n'y a rien pour se ravitailler ni pour dormir, il faut aller à Orlú (2 km) ou à Aix-les-Thermes (3 km).
Les mouflons, ancêtres des brebis Les mouflons furent introduits en 1957 par les Français dans le massif du Carlit, à partir d'animaux issus de Corse. Actuellement, de nombreux troupeaux paissent sur tout le massif, la vallée de Querol et la région du Pimorent. Des études récentes montrent que les mouflons font la concurrence aux izards, lesquels se déplacent vers des zones moins favorables pour vivre. Malgré tout, c'est une sacrée expérience de croiser un de ces animaux et d'admirer son port et l'agilité avec laquelle il part dans la montagne.
L'Ospitalet, près d'Andorre Les voyageurs qui circulaient entre les vallées de l'Ariège et de Querol devaient traverser le col du Puymorent, à 1920 mètres d'altitude, où les conditions climatiques rendaient le passage difficile. C'est la raison pour laquelle le roi Louis XI fit construire un abri, pendant la seconde moitié du XVe siècle, pour que les voyageurs puissent s'y réfugier. Les abris de Sant Joan de la Perxa et de Coll de Jou, près du bourg de Bagà, que Louis XI a également fait construire, datent de la même époque. Dans les environs de l'Ospitalet, près d'Andorre, plusieurs maisons se sont regroupées pour former, au fil du temps, la petite localité actuelle.
La variante du GR 107-2 est pratiquable par les randonneurs. Quant aux vélos et aux chevaux, il vaut mieux qu'ils suivent le sentier de GR par la vallée de l'Ariège.
QUERALT – GÓSOL
Le Chemin des Bonshommes part du sanctuaire de Queralt, juste devant la place. L'église est un bâtiment rénové du XVIIIe siècle. C'est là que se trouve un des châteaux du tumultueux troubadour Guillem de Berguedà. La façade en fer et en verre, ainsi que le clocher qui imite une tour de défense sont de l'architecte Coderch de Sentmenat. Le temple, « perle des sanctuaires de Catalogne » d'après Jacint Verdaguer, est le principal lieu de dévotion de la région. Et pendant de nombreuses années, c'est l'écrivain le père Josep M. Ballarín qui s'en est occupé. Sur l'image, du XIVe siècle, on lui ajouta une hirondelle dans la main, en 1916. La musique de L'himne de la Coronació (L'hymne du couronnement) de Queralt a été composée par Antoni Ribera, remarquable wagnérien qui a même dirigé les festivals de Bayreuth. Un service d'hébergement et de restauration se trouve à côté du sanctuaire. L'immensité de la vue panoramique sur tout le chemin qui contourne la montagne est impressionnante. En contrebas de Queralt se trouve la ville de Berga.
De Berga au sanctuaire de Queralt, d'où part le Chemin des Bonshommes, on peut monter en marchant, en quelque 50 minutes, en suivant le PR C-73 (sentier jalonné de balises blanches et jaunes) qui part de la place de Sant Francesc. L'étape de Berga à Gósol est trop longue pour être faite en un jour. On peut partir en dormant à Casanova de les Garrigues, à Fumanya (le PR C-73 part de Peguera et arrive à Fígols en passant par Fumanya, où se trouve le gîte) ou en se déplaçant depuis Peguera. Entre Berga et Gósol, vous tombez sur la variante GR 107-1 qui passe par Bonner et peut se faire à cheval ou avec un VTT. Celle qui suit le col du Portet ou Ferrús est réservée aux randonneurs.
La ville tranquille Solsona s'est développée autour du château et du monastère. En 1594, le roi Philippe II lui donne le titre de ville et, un an avant, l'évêché avait été créé. Elle garde la même structure que lorsque c'était une ville muraillée et qu'elle avait cinq portes, dont celui du Pont, du Château et de Llobera qui sont toujours conservés. Un des bâtiments les plus emblématiques de Solsona est sa cathédrale, de style gothique, où est vénérée l'image de la Vierge du Cloître, qui est une pierre de taille du XIIe siècle. Toutes les petites places et les rues de la vieille ville offrent un attrait tout particulier. À Solsona, on fabrique des couteaux uniques ; il est possible d'en acheter et, aussi, de visiter le Museu del Ganivet i Eines de Tall (Musée du couteau et des outils de taille). Le folklore de Solsona se distingue par son caractère majestueux. Les bals des géants, des petits chevaux, de l'aigle, du dragon, de la tarasque ou le bal des bâtons ont toujours la même essence qu'au XVIIe siècle. Le Carnaval de Solsona, réputé d'intérêt national, se distingue par le fait qu'il est différent de tous ; les gegants bojos (géants fous) et la penjada del ruc (pendaison de l'âne) sont des éléments irremplaçables dans le Carnaval de Solsona.
Depuis Solsona, vous commencerez le tronçon en suivant le GR 7, qui relie les localités de Solsona et de Sant Llorenç de Morunys, mais vous devrez bientôt le quitter pour continuer en direction de Timoneda (Lladurs) et d'Odèn ; à partir de là, vous suivrez le même parcours que le GR 1 jusqu'à Sant Llorenç de Morunys en passant par Canalda et par le col de Jou, où vous tomberez sur une fontaine d'eau potable.
Trementinaires et fleurs séchées à Tuixén À Tuixén, il faut visiter le Musée des Trementinaires. Les « trementinaires » partaient de Tuixén en couples et s'embarquaient dans de longs itinéraires à pied, qui pouvaient durer des mois, pour vendre leurs remèdes de bonne femme. Le dernier voyage d'une « trementinaire » a été celui de Sofia d'Ossera en 1982. Il faut passer aussi par la boutique Herbes du Cadí, de Josep Badia, expert dans la localisation de la flore et son utilité médicinale. Il s'est spécialisé dans la confection de tableaux avec des fleurs séchées et dans les sorties guidées. Le refuge cathare et le plateau cinématographique de Josa de Cadí La présence de communautés cathares à Josa et à Castellbó est documentée et étudiée. À Josa, l'église fut construite sur les ruines du château ; d'ailleurs, il en reste encore quelques vestiges. Il y a aussi la Cova dels Escarols, grotte où la légende situe la cachette des Cathares qui échappèrent au bûcher. Au mois d'août, à Josa, des journées cathares sont organisées, avec des conférences intéressantes et des visites guidées. C'est à Josa qu'a été tournée une partie du film Pau i el seu germà (Pau et son frère), de Marc Recha, cinéaste très prisé par la presse française et qui a présenté plusieurs œuvres à Cannes.
Plusieurs sentiers de GR convergent vers Tuixén. D'une part, le GR 107-3, qui vient de Gósol, de l'autre, le GR 7, qui vient de la Seu d'Urgell et va en direction du col de Port, ainsi que le GR 150. Il faut donc faire attention. Le chemin de Tuixén à Josa i Gósol traverse la rivière de Josa et suit la route goudronnée pendant environ quatre kilomètres. Il est prévu d'aménager le vieux chemin pour éviter ce tronçon de route. À Josa de Cadí, il n'y a pas d'endroit pour dormir ni pour se ravitailler. Il n'y a qu'un restaurant.
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